Vassula au Japon - 17 juin au 21 juillet 1997
Le 17 juin 1997, Vassula arrivait au Japon tôt le matin pour une tournée de témoignages qui devait inclure l'Australie et la Nouvelle-Guinée. Toutefois, ces deux derniers voyages furent annulés, ce qui donna à Vassula l'occasion de rester au Japon plus d'un mois.
Au Japon, l'intérêt pour la religion et les valeurs spirituelles est largement répandu. En fait, le Japon est le seul pays où la somme des membres de chaque religion est supérieure à sa population totale. L'explication de ce paradoxe réside dans le fait qu'un bon nombre de Japonais ont deux religions, voulant ainsi recevoir le bénéfice de plus d'une tradition spirituelle.
L'Eglise catholique, petite minorité de 450,000 personnes dispersées parmi une population d'environ 126 millions connaît tous les problèmes qui, ailleurs dans le monde, sapent sa vitalité, avec toutefois une caractéristique additionnelle : le manque d'information. La littérature catholique de base est très rare. A titre d'exemple, le Catéchisme de l'Eglise catholique - ouvrage faisant le plus autorité, donné aux fidèles pour les guider et soutenir leur foi -, publié en 1992 et traduit dans la plupart des langues, n'a pas encore été traduit en japonais. De la part de la hiérarchie, il y a beaucoup à dire sur les innovations et adaptations de l'Eglise à la culture japonaise qui sèment la confusion chez les fidèles. De plus, beaucoup de prêtres sont contre les dévotions traditionnelles (comme le chapelet) qui jusqu'à maintenant ont nourri la foi, ou interdisent aux fidèles de s'agenouiller dans l'Eglise particulièrement durant la Messe, ou introduisent arbitrairement des choses nouvelles qui mettent les fidèles mal à l'aise, et les fidèles ressentent insécurité et inquiétude, sans savoir où se tourner pour obtenir la lumière pour discerner les voies de Dieu. Ils ont besoin de connaître la vraie position de l'Eglise et ce qu'un chrétien doit croire pour plaire à Dieu et pour atteindre le salut. Ils sont particulièrement avides de connaître la tradition de l'Eglise.
Pour remédier à cette situation, voici qu'apparaît Vassula avec la Vraie Vie en Dieu, offrant des messages très clairs venant du Seigneur Lui-Même, indiquant une voie simple et des plus évangéliques pour Le trouver et vivre avec Lui. Les Japonais ont reconnu dans les messages confiés à Vassula la voix de leur Berger et l'ont acceptée avec joie, enthousiasme et gratitude.
Hélas, Vassula est arrivée au Japon avec un très mauvais rhume. De plus, durant quelques jours, elle perdit sa voix et a dû faire des efforts non négligeables pour être entendue. Toutefois, sa voix est revenue presque normale lorsqu'il a fallu parler en public de la Vraie Vie en Dieu.
Le Seigneur a amené Vassula a approché les Japonais d'une manière quelque peu différente que d'habitude. Beaucoup de ses rencontres n'avaient pas été programmées. Toutefois, chacune d'elles s'est avérée providentielle et très importante. Par exemple, le 18 juin, alors qu'elle sortait de l'église après la Messe du soir, elle rencontra un responsable de groupes de prières qui publie un bulletin d'information à large diffusion. Il a rencontré Vassula à deux reprises et fut très satisfait des réponses directes qu'il a reçues à plusieurs de ses problèmes.
Le 20 juin fut un jour d'action de grâce marquant la publication en japonais du premier tome de la Vraie Vie en Dieu et du livre Mon Ange Daniel. Ce fut également un jour de prière pour le succès de la mission de Vassula au Japon. Vers 10h 30, l'éditeur, M. Hayashi et son équipe rencontrèrent Vassula en la chapelle de la Maison Provinciale des Salésiens, où ils prièrent le chapelet, et le père Paolo Faroni, fervent soutien de Vassula, célébra la Sainte Messe. Il est à remarquer que, bien que peu nombreuse, l'assemblée représentait toutes les parties du pays. Mme Okazaki, l'une des participantes, devint l'organisatrice d'une conférence de Vassula à Kobé, quelques jours plus tard.
Durant le repas qui suivit la Messe, Mme Hitomi montra quelques photographies qu'elle avait prises lors d'une réunion tenue quelques semaines auparavant pour la préparation de la visite de Vassula. Une des photographies montrait un intense faisceau de lumière en forme de colonne que personne n'avait réussi à expliquer. Vassula a dit que ce genre de phénomène lumineux appelé shekina, était une manifestation de la présence de Dieu dans le groupe. Elle a expliqué que cette lumière est une réminiscence de la colonne de feu qui conduisait les Hébreux hors d'Egypte. Elle ajouta que ce phénomène ne se produit que sur des photographies où des gens sont en train de parler de Dieu. Vassula a commencé à collectionner ce type d'images.
Le soir, le même groupe s'est à nouveau réuni avec Vassula pour vérifier que tout était en ordre pour la conférence du lendemain, et pour prier encore un Chapelet. (Ils ont clôturé la soirée avec un souper japonais de poissons crus (Sushi). Remarquant les efforts qu'elle a fait pour se servir des baguettes, elle a certainement mérité quelques bénédictions pour sa détermination s'adapter à la vie japonaise et à faire plaisir à ses hôtes.)
Les typhons sont des visiteurs réguliers au Japon, mais pas en juin. De plus, même durant la saison des typhons, après le mois d'août, ils passent rarement par Tokyo ; et lorsque cela arrive, ils sont en général très atténués. Brisant tous les records, le 20 juin, un grand typhon fit rage sur le Japon, se dirigeant droit sur Tokyo. Les émissions de radio et de télévision avertirent la population du danger, conseillant de rester à la maison le 21 juin, jour où le typhon frapperait Tokyo - et jour de la conférence de Vassula. Nous pensions que peu de gens assisteraient à la conférence et que même la nature s'était dressée contre Vassula pour tenir le public à distance. Cependant, contre toutes les prévisions de météorologues japonais traditionnellement précis, et à l'encontre de notre résignation passive à l'égard des forces de la nature, le 21 juin se changea en un jour brillamment ensoleillé, très rare à cette époque de l'année, et ... sans le moindre vent ! L'intervention de Dieu était évidente.
Si la météorologie n'a pas mis d'obstacle à la conférence de Vassula, Rome en mit. La Notification publiée en octobre 1995 dans l'Osservatore Romano sous le nom de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi avait été reproduite dans le Katorikku Shinbun, l'organe d'information catholique au Japon. Pour le catholique japonais moyen, une notification, une bulle, un décret ou une constitution dogmatique sont plus ou moins la même chose : un ordre formel du Vatican qui exige obéissance. De plus, les évêques interprétèrent cette Notification au sens le plus restrictif et le plus négatif. Le résultat fut que les librairies catholiques retournèrent à l'éditeur les livres de la Vraie Vie en Dieu et que les prêtres dissuadèrent les fidèles de lire ces livres et d'approcher Vassula. Un prêtre bien connu, qui auparavant avait été très proche de Vassula, se démarqua d'elle pour faire plaisir à son supérieur et ne lui téléphona même pas pour lui expliquer sa position. Toutes ces choses furent pour Vassula une cause de chagrin et affectèrent l'affluence aux réunions. Nous devons toutefois mentionner une exception, afin de ne pas donner l'impression qu'au Japon, l'église tout entière est aveugle aux manifestations de Dieu. Lorsque l'évêque de Yokohama, Mgr Hamao fut informé que Vassula avait été invitée à parler à un groupe dans son diocèse, il dit : " si cela peut les aider à mieux prier, qu'elle vienne ! "
Le Shiba Seinen Kaikan Hall, salle de 251 places louée pour la réunion de Tokyo, était comble. La majeure partie de l'assistance était des Catholiques, mais il y avait également des Protestants et même des non-Chrétiens, dont quelques moines bouddhistes. A notre surprise, il est également venu sept prêtes catholiques romains ! Chrétiens et non-Chrétiens avaient pareillement aidé avec zèle à préparer la salle. Les gens attendaient le début de la réunion en écoutant un guitariste qui joua de la musique spécialement préparée pour cette occasion. Vassula, comme dans les autres conférences au Japon, parla durant environ une heure et demie. Les gens écoutèrent avec grand intérêt. L'interprète de Vassula, Mme Takeko Mitsui dit que durant la conférence, elle vit à trois reprises le visage de Vassula être remplacé par celui de Jésus. Le lendemain matin, après la conférence, une dame protestante téléphona à M. Hayashi pour témoigner qu'elle aussi avait vu le visage de Vassula changer pour devenir celui de Jésus. Elle a ajouté que, de retour à la maison, elle avait réalisé qu'elle avait été guérie d'affections psychiques et spirituelles.
Après la conférence, Vassula dit que le Seigneur voulait qu'elle impose les mains et qu'elle invoque le Saint Esprit sur les gens. Elle a dit que le Seigneur donnerait des grâces à chacun, - même s'ils n'en étaient pas conscients -, et que le Seigneur voulait guérir leurs plaies spirituelles, mais pouvait également les guérir de plaies psychologiques ou de maladies. Elle invita ceux qui le voulaient à s'avancer et à s'aligner pour recevoir l'imposition des mains. Presque tous assistèrent à cette séance, priant et chantant des hymnes au Saint Esprit. La cérémonie dura longtemps parce que Vassula pria individuellement sur chaque personne. Beaucoup tombèrent dans le Repos dans l'Esprit. Lorsque tout fut fini, plusieurs personnes attendaient pour témoigner qu'elles avaient été guéries. Plusieurs personnes ont téléphoné le lendemain, témoignant des grâces qu'elles avaient reçues à cette réunion avec Vassula. Une dame de Kagoshima téléphona pour dire qu'elle avait été guérie d'une douleur à la jambe et que, en action de grâces, avec deux autres amies, elle allait commencer un groupe de prière de la Vraie Vie en Dieu dans cette ville.
La conférence de Sapporo, tenue le 23 juin, a été relatée par Mme Kuriki. Ici, je dirai simplement que les prêtres de Sapporo furent particulièrement agressifs envers Vassula. La veille, dimanche, durant les homélies des Messes, les prêtres ont interdit aux fidèles d'assister à la conférence de Vassula et certains allèrent jusqu'à menacer d'excommunication ceux qui assisteraient à la réunion. Toutefois, ceux qui, bravant ces menaces, se sont montrés à la conférence, se détendirent lorsqu'ils virent que personne n'était à l'entrée pour contrôler les noms et visages et pour les dénoncer aux prêtres. Dans certains pays, cette attitude du clergé aurait été condamnée comme abus de pouvoir manifeste et aurait même produit l'effet contraire ; mais pas au Japon, où les gens sont extrêmement dociles et considèrent la soumission à leur supérieur au nom de la paix comme une grande vertu, et où les Catholiques n'oseraient jamais contredire les prêtres, représentants de Dieu.
Le Seigneur a consolé Ses enfants de Sapporo en leur donnant une très belle prière pour le Japon. Elle est reproduite à la fin de ce rapport, afin que beaucoup de frères et surs de la Vraie Vie en Dieu, à travers le monde, puissent se joindre aux Chrétiens du Japon pour prier pour la conversion d'un pays de 126 millions d'habitants où l'on ne parvient pas à distinguer sa main droite de sa main gauche et, cependant - ou à cause de cela -, est si cher au Seigneur.
Un événement remarquable - quoique passé inaperçu - qui eut lieu à Sapporo fut que le Père Quennouëlle, du Foyer de Charité de Marthe Robin d'Osaka, aumônier national de la Vraie Vie en Dieu, et bien connu au Japon comme remarquable directeur spirituel de retraites, et qui avait accompagné Vassula à Sapporo, rencontra, le jour de la réunion, l'évêque local dans le but explicite de lui parler de Vassula et de la spiritualité de ses messages. Il dit qu'il trouva l'évêque ouvert et désireux d'avoir plus d'information. Le Père Quennouëlle put parler à l'évêque durant deux heures et exprima une grande satisfaction de cette rencontre.
Alors que le programme officiel de la visite de Vassula au Japon était prévu de s'achever par la conférence de Sapporo, son uvre de témoignage continua jusqu'au moment de son départ. Le lendemain, l'éditeur, M. Hayashi, ses assistants et plusieurs des personnes qui avaient aidé à préparer les réunions, se rencontraient pour une veillée d'action de grâces au Seigneur, pour les grâces accordées au Japon à travers Vassula. Elle mena les prières en suivant les lignes directrices qu'elle a reçues de Jésus, dont voici le schéma :
1. Atténuer l'éclairage et allumer un cierge.
2. Placer une statue ou une image de la Vierge Marie bien en vue dans la salle.
3. Prier le Chapelet. Commencer par le Credo. Avant le premier Mystère, dire la prière à St Michel Archange. Après chaque dizaine, réciter l'invocation enseignée par la Vierge Marie aux enfants de Fatima :"ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés,
préservez-nous du feu de l'enfer,
conduisez toutes les âmes au ciel,
surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde." 4. Terminer le Chapelet par le Salve Regina (si possible, chanté).
5. Réciter plusieurs fois l'invocation familière de l'église d'Orient :
"Jésus Christ, Fils de Dieu, prends pitié de moi, pécheur." 6. Lire un passage de la Bible puis le commenter. La Bible, a dit Vassula, nous enseigne tout ce que nous avons besoin de savoir.
7. Lire un message de la Vraie Vie en Dieu.
8. Dire librement toute parole qui peut aider les autres.
9. Se lever et chanter un hymne à la Sainte Trinité ou au Saint Esprit.
10. Faire une courte séance de prière de guérison avec imposition des mains en invoquant l'Esprit Saint.
11. Chanter un hymne d'action de grâces.
A cette réunion assistaient des Chrétiens de différentes dénominations. Il y avait également un jeune Japonais converti qui avait reçu le baptême en Egypte dans une église copte et qui est assurément le seul Japonais copte qui soit au monde. Il a dit une prière en araméen et Vassula a dit le notre Père dans la même langue. Puis la réunion a suivi le schéma donné plus haut.
Lorsque le programme en était au point 8, un Protestant demanda à Vassula si le Chapelet était nécessaire. La réponse de Vassula fut « oui ». Elle dit qu'elle parle également du Chapelet aux Protestants. Une fois, alors qu'elle était invitée par un groupe de pasteurs luthériens, à la fin de la réunion, pour lui faire plaisir, ils lui donnèrent une statue de la Vierge Marie. A Stockholm, le pasteur luthérien d'une des plus grands églises dit : « il semble que nous avons un tas de problèmes parce que nous avons abandonné la Vierge Marie. Puisque c'est le temps de Marie, dorénavant, nous devons nous en souvenir ». Vassula parla dans cette église à une vaste assemblée protestante, et ils lui offrirent une statue de la Vierge Marie avec l'Enfant Jésus. Une fois, en Suède, à Lunn, le pasteur d'une église où elle avait donné une conférence la mena voir une image de la Vierge Marie avec l'Enfant Jésus lui montrant que l'Enfant Jésus avait des larmes sur ses joues. Le pasteur considérait ces larmes comme une grâce.
Vassula a raconté qu'une fois, un Protestant lui a demandé pourquoi il fallait demander l'intercession de la Vierge Marie puisque nous pouvons prier directement Jésus. A ce moment, une femme s'approcha d'elle et dit : « s'il vous plaît, priez pour moi ». Vassula a demandé au Protestant : « avez-vous entendu ce qu'elle a dit, elle m'a demandé d'intercéder pour elle ». Alors, Vassula continua : « nous sommes profondément dans le péché. La Mère de Jésus qui est au ciel a une plus grande force d'intercession que nous. Lorsque nous prions, la Bienheureuse Vierge Marie prie avec nous ». Récemment, notre Père du ciel a dit dans un message que " les Noces de Cana sont un signe pour tous les âges ". Vassula expliqua que le fiat de Marie était pour toutes les générations. Elle dit que beaucoup de miracles se sont produits à Lourdes mais la Vierge Marie a toujours dit qu'ils étaient les uvres du Père du Ciel.
Vassula a parlé de l'intolérance entre Orthodoxes, Catholiques et Protestants et a raconté cette anecdote : "un jour, St Pierre entend frapper à la porte du ciel. Il ouvre et voit trois âmes. Qui êtes-vous, demande-t-il. L'un d'eux répond, «je suis Catholique» ; un autre dit, «je suis Orthodoxe» ; le troisième dit, «je suis Protestant». Alors St Pierre répondit : «désolé, ici, il n'y a que des Chrétiens» et il referma la porte."
Le 26 juin, Vassula était invitée à participer à la réunion d'un petit groupe de prière (8 personnes) à Shinanomachi, Tokyo. Le groupe se réunit chaque mois un ou deux jours après le 25 du mois pour entendre le dernier message donné par la Vierge Marie à Medjugorje, prier le Chapelet et se stimuler les uns les autres à une vie de prière continuelle. Puisque Vassula était là, ils amenèrent de nombreux amis, au moins quarante personnes. Après le Chapelet, Vassula parla de la prière et s'exprima sans note et chacun sentit que cela sortait à profusion de son cur. Elle fit sentir à tous que Dieu, le Très Saint est le seul qui compte réellement, le Père aimant, l'Ami fidèle, le Tendre Compagnon, Celui que nous devons prier incessamment.
Elle dit que récemment, Jésus a demandé que beaucoup de groupes de prière soient formés partout dans le monde. Elle suggéra que parfois, à la fin de la réunion de prière, l'on impose les mains sur les personnes en invoquant le Saint Esprit. Elle expliqua comment le faire. Elle appela deux jeunes dames à son côté et imposa les mains avec elles. Les mains au dessus de la tête de la personne - sans toucher la tête -, conseilla-t-elle, il faut appeler l'effusion des dons du Saint Esprit en répétant : " viens Saint Esprit ; donne plus de force, Saint Esprit, plus de force ! " Et la personne sur qui elle avait les mains étendues tomba dans le repos de l'Esprit. Puis elle dit à l'une des deux dames : « maintenant, c'est vous qui le faites ». A peine cette dame avait élevé ses mains sur une personne, en disant « viens Saint Esprit », que cette personne tombait sur le dos dans le repos du Saint Esprit. Il advint de même avec l'autre dame. Les deux apprenties qui n'avaient rien de charismatique obtenaient pratiquement le même résultat que Vassula.
Vassula enseigna également comment reconnaître les cas d'infestations diaboliques ou de possessions et comment procéder avec eux. Une dame qui n'avait jamais fait l'expérience du repos dans l'Esprit a dit qu'après être revenue du repos, tous ses doutes sur la foi avaient complètement disparu. Un cas m'impressionna tout particulièrement. Une dame dans la cinquantaine tomba et prit la position de Jésus sur la croix. On pouvait voir qu'elle souffrait de façon extrêmement aiguë. Sa poitrine se soulevait, le corps tremblait, mais les poignets et les pieds n'ont jamais changé de position, pas même légèrement. C'était comme s'ils étaient cloués au sol. Quelques personnes qui essayèrent avec compassion de l'aider ont dit que cela n'était pas possible parce que le corps était lourd comme du plomb. Ils ont dit qu'il était également très froid. Cette personne répéta les paroles que Jésus a dites sur la croix, dans la même séquence ; de même, avec les mouvements de la tête (à en juger ce que nous savons de la littérature mystique. Peu de temps après avoir prononcé les mots " tout est accompli ", elle revint à la normale. J'aurais aimé parler à cette bienheureuse dame, mais lorsque j'ai essayé de la retrouver, elle avait déjà disparu et personne ne savait qui elle était. On m'a dit : « tu vois, beaucoup de gens viennent avec des amis et l'on ne sait pas qui ils sont ». Toutefois, le lendemain, quelqu'un a pu nous renseigner sur cette dame. C'est une personne tout-à-fait ordinaire, qui n'avait jamais reçu auparavant d'imposition des mains et qui ne savait rien sur les charismes.
Le 30 juin, Vassula fut invitée à Kobé. La réunion se tint dans une clinique privée dans la banlieue. Le père Faroni dit la Messe. Environ quarante personnes y assistaient, certaines venues de très loin. C'était une réunion à caractère familial où une collation fut servie. Dans le groupe se trouvait une dame qui suivait un faux prophète. Ses amis avaient essayé plusieurs fois de la persuader de l'inconsistance de l'enseignement de ce faux prophète, mais sans succès. Toutefois, elle fut profondément émue par le discours de Vassula et déclara à ses amis qu'elle avait compris son erreur et qu'elle avait abandonné ses anciennes convictions.
En janvier 1995, la ville de Kobé fut entièrement détruite par un tremblement de terre. Vassula visita l'endroit où, avant le tremblement de terre, se trouvait l'église catholique de Takatori, qui fut complètement détruite, excepté une statue du Sacré-Cur, donnée à l'église par les réfugiés vietnamiens. Après le tremblement de terre, cette statue fut retrouvée miraculeusement debout, toujours sur son socle, sans une égratignure, au milieu de tous les débris. Cette statue est très célèbre au Japon parce que le lendemain du tremblement de terre, sa photographie a été publiée en première page dans tous les journaux japonais (Asahi Shinbun, Mainichi Shinbun, Sankei Shinbun, etc), qui ont relaté que les flammes de l'incendie s'étaient arrêtées au pied de la statue. Cette visite fut pour Vassula comme un pèlerinage. Elle pria, prit des photographies de la statue et s'entretint avec le prêtre de la paroisse.
A son retour à Tokyo, Vassula fut interviewée par deux journalistes de Mou, magazine à grand tirage, spécialisé dans les sujets spirituels. Le thème de l'interview était les anges. Les interviewers furent très impressionnés par ce que dit Vassula. Ils publièrent l'interview intégralement, dans un magnifique article de quatre pages, sans changer ni supprimer un seul mot.
Le premier vendredi de chaque mois, en fin de soirée, les Philippins de Tokyo organisent une veillée d'adoration de trois heures en l'honneur des Deux Curs de Jésus et de Marie, au centre de la chapelle des Franciscains de Roppongi. Vassula participa à la veillée du 4 juillet. Après l'adoration, elle donna une conférence de vingt minutes et il lui fut demandé d'imposer les mains en invoquant l'Esprit Saint. Les gens furent comblés de joie de l'effusion du Saint Esprit et d'avoir été guéris. A cette occasion, une dame fit l'expérience des souffrances de la crucifixion comme cela était arrivé auparavant à Shinanomachi.
Au Japon, la population catholique s'est récemment passablement accrue du fait d'une importante immigration de Philippins et, de manière particulière, de nisei (Japonais nés à l'étranger, descendant de Japonais émigrés en Amérique latine). En conséquence, certaines des paroisses ont un pourcentage élevé de fidèles d'origine étrangère, lesquels sont parfois la majorité. L'église d'Umeda, à Tokyo, est une paroisse de ce type, qui compte environ deux cents paroissiens japonais et cinq cents Philippins.
Un fervent jeune couple de la paroisse d'Umeda parla de Vassula au curé et ce prêtre zélé s'assura pour lui-même une rencontre avec elle et donna à ses paroissiens la possibilité de l'entendre. La majorité des paroissiens étant Philippins, nous pensions que la conférence serait pour eux et, puisque le mouvement charismatique El Shaddai est très actif dans cette église, nous leur avons demandé leur coopération. Ils dirent qu'ils avaient besoin de la permission de leur maison mère à Manille. Toutefois, nous leur avons demandé d'informer la communauté philippine que Vassula donnait une conférence et nous étions confiants qu'ils le feraient. Vassula se rendit à la Messe du matin à l'église d'Umeda. Le prêtre l'invita à parler après la lecture de l'Evangile, lequel parlait de Jésus, rejeté de sa propre ville après avoir enseigné à la synagogue (Mc 6, 1-6). Elle lut des messages de la Vraie Vie en Dieu. C'étaient de puissants appels à la conversion. Ils sonnaient comme s'ils avaient été donné exclusivement pour les paroissiens d'Umeda. Après la Messe, quelqu'un expliqua que la raison pour laquelle Vassula n'est pas acceptée par beaucoup dans l'Eglise est probablement que, comme pour Jésus dans sa propre ville, elle est trop semblable à chacun de nous. De plus, elle a eu sa part de vanité et d'ambition de notre temps, et nous ne sommes pas suffisamment humbles pour accepter d'être enseignés par une personne si semblable à nous.
La conférence de Vassula eut lieu l'après-midi. Elle était prévue en anglais, pour les Philippins. Les organisateurs étaient confiants que la réunion se déroulerait bien parce que tous les arrangements avaient été dûment effectués. Ils avaient également obtenu en temps utile, par courrier spécial, suffisamment de livres de la Vraie Vie en Dieu en anglais, pour les Philippins. On attendait entre cent cinquante et trois cents personnes. Toutefois, aucun Philippin ne vint à la conférence. Nous attendîmes mais personne ne vint. Il n'avait tout simplement pas été informés. Nous avons compris que le groupe El Shaddai avait pris soin de taire l'annonce de la conférence de Vassula. Toutefois, ce n'est que le début de l'histoire. Ce qui est amusant, c'est qu'au moment où nous avions presque renoncé à tout espoir de voir arriver quelqu'un à la conférence, des gens commencèrent à venir. Ce n'était pas des Philippins mais des Japonais dont nous ne pensions pas qu'ils viendraient parce que rien n'avait été fait pour les informer. Ils commencèrent à venir... jusqu'à ce que la salle soit pleine. Et tout se déroula comme nous l'avions espéré, sauf que Vassula qui avait pensé pouvoir se passer d'interprète, dut à nouveau demander à Mme Sachiko Hitomi, traductrice japonaise de la Vraie Vie en Dieu, de venir à côté d'elle pour faire l'interprète.
C'était une journée étouffante et, à la fin de la conférence, Vassula était fatiguée et ne pouvait pas imposer les mains. En dépit de cela, quelques personnes voulaient échanger quelques mots avec elle et elle accepta. Un couple de Philippins qui avait vu ses livres en vente à l'entrée de la salle et avait compris que Vassula serait là, vint demander un autographe. Vassula fut enchantée de découvrir que c'était des gens d'El Shaddai et elle dit : « le Seigneur aime les gens d'El Shaddai, Il veut leur parler à eux aussi ». Cette rencontre avec les gens d'El Shaddai la consola grandement. Elle retrouva ses forces, revint à la salle et imposa les mains sur les gens qui étaient toujours là.
Le lendemain, un Phillipin, sans lien avec la communauté d'Umeda, demanda s'il pouvait organiser une rencontre avec Vassula pour réparer l'absence de Philippins à la conférence. C'est ainsi que les Philippins eurent une soirée pour eux, avec Vassula. La réunion eut lieu dans une très belle salle à Shibuya. Le père Campion, charismatique franciscain bien connu de la communauté étrangère de Tokyo et qui avait été longtemps pasteur du centre de la chapelle franciscaine de Roppongi, fit tout le chemin depuis Kiryuu, à près de cent kilomètres de Tokyo (près de deux heures de voiture), pour participer à cet heureux événement. A la concélébration de la Messe, il avait à son côté le père Eugène, son successeur au centre de la chapelle franciscaine et le père Schneider, bibliste connu. Il introduisit Vassula à la réunion.
Deux heures avant la réunion avec les Philippins, Vassula rencontra M. Tadanori Yokoo, illustrateur japonais très populaire, qui a réalisé la couverture de l'édition japonaise de Mon Ange Daniel. Vassula avait donné à M. Hayashi l'autorisation de commander cette couverture à M. Yokoo, seulement après avoir consulté le Seigneur Jésus qui lui dit : " lui aussi peut glorifier Dieu ".
Durant son séjour au Japon, Vassula a remarqué que les Catholiques des Philippines et des pays d'Amérique latine, qui ont récemment constitué une part importante de la population catholique du Japon, exerceraient un impact rajeunissant sur l'Eglise du Japon s'ils vivaient la Vraie Vie en Dieu. De nos jours, on peut trouver partout au Japon des Catholiques d'Amérique latine, même dans les plus petits villages. La plupart d'entre eux vivent seuls et isolés. Ils risquent l'assimilation à la culture païenne japonaise qui les environne. Les livres de la Vraie Vie en Dieu sont pour eux une manne du ciel. Vassula pense qu'elle peut les aider en distribuant des exemplaires de la Vraie Vie en Dieu dans leurs langues. Elle s'est mise déjà en rapport avec le père Milheiro au Portugal, traducteur et éditeur de la Vraie Vie en Dieu en portugais et avec M. Fausto Galeano, d'Ecuateur, éditeur de la Vraie Vie en Dieu en espagnol. Ils fourniront des livres pour le Japon. Le père Milheiro avait déjà expédié les premiers colis de livres et un bon nombre d'images de la face de Jésus sur le suaire, tout cela gratuitement. Nous devons prier que les Catholiques japonais qui comprennent la valeur de ces livres trouvent le chemin pour atteindre les Catholiques d'Amérique latine au Japon et leur transmettent ces livres.
Il y avait eu des tensions au Japon parmi certains groupes de la Vraie Vie en Dieu avant la visite de Vassula. Malgré la bonne volonté de tous côtés, le démon avait semé des graines de division et quelques personnes avaient été blessées. Dieu a béni les efforts de réconciliation et l'attitude charitable de tous et, à son départ, Vassula a pu voir que l'Esprit de réconciliation restait souverain dans les communautés de la Vraie Vie en Dieu. Elle leur donna un code de règle simple qui doit alimenter l'harmonie entre eux et les empêcher de tomber dans bien des dangers que même les mouvements religieux ne peuvent éviter dans leur processus d'expansion.
Avant de quitter le Japon, Vassula veilla également à ce que tous les messages qui lui sont donnés par le Seigneur soient promptement traduits en japonais. En effet, à ce jour, seul le tome I de la Vraie Vie en Dieu et le livre de Mon Ange Daniel ont été publiés. Le Seigneur a inspiré à quelques traducteurs capables d'offrir leur temps pour aider à la traduction afin que beaucoup de Japonais puissent bientôt croître en foi et en amour comme Vassula le fit en suivant le même chemin graduel vers l'authentique, la Vraie Vie en Dieu à laquelle le Seigneur l'a amenée.
Les conférences de Vassula au Japon seront publiées dans un petit livre, avec les témoignages de guérisons et de conversions.
Ce livret contiendra également de récentes déclarations d'évêques et de théologiens au sujet de Vassula et sur l'orthodoxie de la doctrine chrétienne dans la Vraie Vie en Dieu.
Prière pour le Japon donnée à Sapporo, le 23 juin 1997 :
Père, dans Ton amour fidèle, tourne-Toi vers le Japon ; dans Ton immense tendresse, sois prompt dans Ta miséricorde ; écoute les pauvres et les miséreux ; par Ton pouvoir salvateur, élève le Japon à Te glorifier ;
ô Père très tendre, enseigne-leur dès l'enfance Tes Lois afin qu'ils puissent proclamer Tes merveilles et Te chanter un Hymne continuel ; que cette nation devienne un hymne à l'Hymne, un irrésistible parfum d'encens ;
je T'en prie, ô Seigneur et je T'en supplie : que par Ta parole, Tu puisses venir à cette nation ; amen.
Oui, le Maître de tout l'a toujours aimée .... parle, Ma Vassula, lorsque Je parle ; sois Mes lèvres et glorifie-Moi.
rapport établi par Carlo Chiesa