LA MISSION DE VASSULA EN ASIE - janvier 1998

Première Partie


BANGLADESH - PHILIPPINES - INDE


L'Asie, cet immense continent créé par la volonté de Dieu pour sa gloire, a été de nouveau bénie par le désir de Dieu de semer sur son sol les graines de Son Hymne d'amour. Cette fois-ci, le Bangladesh, les Philippines et l'Inde ont été les contrées privilégiées auxquelles Dieu a envoyé Vassula porter Son message et appeler chacun à se repentir vraiment du fond du coeur, à se réconcilier avec Dieu et son prochain et attiser comme une flamme le don de Dieu qui nous ramène à la raison.

Car Dieu, qui nous a sauvés, nous a appelés à être saints - non pas à cause de ce que nous aurions pu faire nous-mêmes, mais pour son propre dessein et par sa propre grâce.

Le voyage de Vassula a donc commencé le 6 janvier 1998 par un vol de dix heures de Londres à Dacca, via Bombay. Le trajet peu reposant et très inconfortable, dans un avion bondé et au milieu des pleurs de nombreux enfants, nous a donné un avant-goût des sacrifices qu'allait exiger cette mission de quatre semaines.

Le voyage de Vassula a été surtout remarquable pour trois raisons qui viennent immédiatement à l'esprit. Pour la seconde fois, elle retournait au Bangladesh, le pays où La vraie vie en Dieu a vu le jour. Pour la quatrième fois elle retournait aux Philippines, le seul pays chrétien d'Asie et le seul pays catholique d'Asie. Elle venait en Inde, le deuxième pays le plus peuplé au monde, avec plus de 800 millions d'habitants, pays encore largement non évangélisé où les chrétiens ne comptent que pour trois pour cent de la population. Le thème sous-jacent de cette visite en Asie pourrait se résumer par les paroles de saint Paul à propos du ministère des prophètes: «Leur voix a retenti par toute la terre et leurs paroles jusqu'aux extrémités du monde.» (Rm 10,18).

Vassula est arrivée au Bangladesh le soir du 7 janvier. Vu l'importance de la Russie dans les messages de Fatima et de La vraie vie en Dieu, il semblait approprié qu'elle arrive le jour où les Russes célébraient Noël. Au cours de ce voyage, elle était accompagnée par deux personnes. Il y avait Erwin Schlacher, un catholique, que plusieurs connaissent à cause de son travail pour La vraie vie en Dieu en Israël. Il avait apporté son appareil photo pour qu'il y ait un souvenir visuel de ce voyage. Vassula était aussi accompagnée par une amie grecque orthodoxe, Giorgia Braun, qui, tout au long du voyage, était toujours disponible et prête à rendre service.

Le groupe était attendu à l'aéroport par Carol Chamberlain, qui avait retenu les chambres d'hôtel. Carol a commencé de s'occuper activement de La vraie vie en Dieu peu de temps avant son arrivée à Dacca, en 1993. Le père James Fannan, PIME, du National Major Seminary était aussi venu les accompagner pour quitter l'aéroport. Après un bref arrêt à l'hôtel, tous les cinq sont allés à la messe dans la chapelle du séminaire. C'est l'endroit même où Vassula allait à la messe au début de La vraie vie en Dieu.

Le 9 janvier, nous avons commencé la journée par la messe, concélébrée dans la chapelle du séminaire par le père James et le père Bernard Palma, doyen des études au séminaire. Le père Bernard est un des plus anciens membres du personnel et il se souvient de Vassula depuis les débuts de La vraie vie en Dieu. Le soir, nous avons dîné de bonne heure puis nous nous sommes rendus à la réunion. Le père Arturo avait tout organisé et avait fait venir des chaises de plus pour asseoir tout le monde. Des cassettes et des livres, en bengali et en anglais, étaient vendus à la porte. Plusieurs membres du clergé étaient aussi présents. Le recteur du National Major Seminary, le père Francis Sima, était l'interprète. Il connaît bien les messages puisqu'il a aussi dirigé la traduction en bengali des trois premiers volumes.

Après les présentations par le père Arturo et le père James, Vassula s'est adressée à la foule. Dans toutes les conférences qu'elle donne, Vassula insiste sur le fait qu'elle n'a pas «mérité» toutes ces grâces. Cependant, par la grâce de Dieu, elle a été amenée à un point d'abandon total. Comme elle l'a dit un jour (21 juin 1988): «Seigneur, je ne fais que Te suivre et mon âme est en paix, comme un enfant avec sa mère, Te faisant entièrement confiance et, comme un enfant, je veux T'obéir.» En plus de rappeler les événements qui ont entouré les débuts de La vraie vie en Dieu, Vassula a aussi beaucoup insisté sur la venue de l'Esprit Saint et de la Seconde Pentecôte. Elle l'a répété lors des réunions subséquentes tout au long de ce voyage en Asie. Ainsi qu'il est dit des prophètes: «Je mettrai mes lois dans leur coeur et je les graverai dans leur pensée.» (He 10,16). À cette idée était jointe celle de la purification. Vassula a rappelé à ses auditeurs que l'humanité tout entière connaîtrait une purification spirituelle qui est maintenant imminente. Pour nous y préparer, nous devons nous réconcilier, non seulement au plan de l'unité des chrétiens, mais aussi à celui de la base de la société, la famille. («Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés enfants de Dieu.» Mt. 5 9.)

La réunion fut interrompue par une panne de courant, mais cela arrive si régulièrement qu'on s'était préparé d'avance et que Vassula a pu continuer, grâce à un système d'appoint. La réunion s'est terminée par la consécration aux Deux Coeurs que l'on trouve dans le livre de prières de La vraie vie en Dieu. Puis Vassula a béni les gens avec la relique de la Vraie Croix, comme Jésus le lui demande. «Le langage de la croix est folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui se sauvent, pour nous, il est puissance de Dieu.» (1 Cor 1 18). À cause de l'obscurité il est impossible de dire combien sont tombés dans le repos de l'Esprit .

Bien que cela n'ait pas été prévu, Vassula est restée après la réunion pour bénir patiemment le front de tous ceux qui se sont approchés. Ils étaient nombreux, et plusieurs appartenaient à d'autres nationalités, particulièrement des Philippins. Cette diversité de nationalités contribuait à l'atmosphère de préparation à une nouvelle Pentecôte: «Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu... il y avait des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel.» Actes 2 1, 5. Les chrétiens du Bangladesh représentent environ trois dixièmes de un pour cent de la population qui est musulmane à 85%. C'est ainsi que nous savons que, à ce jour, un catholique sur cent a acheté un volume de La vraie vie en Dieu, qui coûte plus d'une demi-journée de salaire dans ce pays pauvre. Cela est d'autant plus important que le taux national d'alphabétisation n'est que d'environ 30%: «Il a comblé de biens les affamés» (Lc 1 53). Il serait juste de dire qu'au Bangladesh, Vassula est le mieux connu et le plus lu de tous les voyants contemporains mis ensemble.

Malgré les déclarations contradictoires en provenance du Vatican, les évêques locaux se sont abstenus de toute publicité négative contre elle durant cette récente période de confusion, et Prodipon, la seule revue théologique catholique, a récemment publié un article qui la défend vigoureusement. Il est à souhaiter que la publication prochaine du volume 3 saura galvaniser le clergé qui, jusqu'à maintenant, est resté à la périphérie. Les réticences du clergé, dans plusieurs pays, à prendre au sérieux des messages comme ceux de Vassula est sans doute un autre exemple de ce que saint Paul voulait dire quand il parlait des prophètes en ces termes: «Nous en parlons non pas avec des discours enseignés par l'humaine sagesse, mais avec ceux qu'enseigne l'Esprit, exprimant en termes spirituels des réalités spirituelles. L'homme psychique n'accueille pas ce qui est de l'Esprit de Dieu: c'est folie pour lui et il ne peut le connaître, car c'est spirituellement qu'on en juge. L'homme spirituel, au contraire, juge de tout et lui-même n'est jugé par personne. Qui en effet a connu la pensée du Seigneur, pour pouvoir l'instruire? Et nous l'avons, nous, la pensée du Christ.» (1 Co 2 13-15).

Le lendemain matin, le 10 janvier, nous sommes partis à 5 h 45 pour Manille, via Singapour. Encore une fois, ce fut Carol Chamberlain qui nous a conduits à l'aéroport. Notre fatigue nous portait à réfléchir aux paroles de l'Écriture: «Tout ce la, je le fais à cause de l'Évangile, afin d'en avoir ma part.» (1 Co 9 23). Notre avion a quitté Dacca à 7 h 30 et nous sommes arrivés à l'aéroport de Manille vers 20 h. Nous avons étés accueillis comme des personnages de marque par Mme Cecilia Lutz et d'autres dévoués organisateurs du comité de La vraie vie en Dieu.

Malgré une nuit très courte, à cause de problèmes de bagages à l'aéroport, d'un dîner tardif, d'une messe à 23 h 45 et du décalage horaire, une conférence de presse était prévue pour le lendemain matin à 10 h, grâce aux efforts du comité organisateur et des contacts d'un membre du groupe de prière local auprès des médias. C'est ainsi que débuta la quatrième visite de Vassula aux Philippines.

Son discours d'introduction résumait les derniers messages de Jésus et de Dieu le Père qui désirent nous attirer tous dans la chambre nuptiale de leur Coeur. Vassula a insisté sur l'importance de lire les messages dans un esprit de prière, en les méditant, à partir du volume 1.

De cette manière, Jésus, notre Maître, nous amène, dans La vraie vie en Dieu, à comprendre le langage mystique des derniers messages. Cette manière de lire nous aidera à entrer dans les mystères du Christ, de les comprendre avec l'esprit de notre Sauveur et de les voir à sa lumière divine. Si nous laissons faire notre Seigneur, il pourrait nous modeler et nous former à sa ressemblance, afin d'irradier sa lumière dans le monde.

Les reporters, qui représentaient la télévision nationale, les journaux et les revues, ont montré, par leurs questions, leur intérêt pour l'Unité. Vassula a transmis le grand désir de Jésus sur la façon d'arriver à l'unité. Seuls un repentir sincère et un esprit de pardon, a-t-elle dit, produiront les fruits de l'amour et de l'humilité qui sont la clé de l'unité. Nous pourrons alors servir le dessein d'unité de Dieu en unifiant les dates de Pâques, comme le Christ le désire. Puis Dieu fera le reste. Ce message a été reçu avec beaucoup d'intérêt et d'appréciation. Les chaînes de télévision et les stations radiophoniques catholiques nationales des Philippines diffuseront cette conférence de presse à une date ultérieure.

Tout de suite après, nous avons pris l'avion pour un vol de deux heures vers Tuguegarao, ville du nord de l'île principale de Luzon. À cet endroit, le groupe local de La vraie vie en Dieu avait organisé une rencontre avec leur archevêque, Mgr Talamayan, qui a reçu Vassula chaleureusement et lui a accordé une audience d'une demi-heure. Mgr Talamayan avait donné l'autorisation d'inviter Vassula dans sa ville et désirait entendre de Vassula elle-même son témoignage sur l'amour de Dieu et l'action de l'Esprit Saint. Il a écouté avec un grand intérêt, se montrant particulièrement heureux lorsque Vassula lui a dit que l'Esprit Saint est déjà très actif. L'archevêque nous a encouragés à organiser une rencontre avec le cardinal Sin mais, à cause du manque de temps, cela n'a pas été possible.

Ce même jour, environ 700 personnes ont participé à la principale réunion au Baseball Hall de Tuguegarao, à 17 h. Le père James Fannan a fait le discours d'introduction, puis Vassula s'est adressée à l'auditoire. Elle a repris avec ferveur la Parole de Dieu, obéissant au commandement du Seigneur «d'être Son Écho». Elle nous a rappelé la véritable Image du Père. Le monde en a une image déformée et Le voit comme un juge sévère, alors que Jésus L'a décrit ainsi dans les messages: «Mon Père est un Roi, et pourtant si maternel, un juge, et pourtant si tendre et aimant. Il est l'Alpha et l'Oméga, et pourtant si doux.».

Vassula nous a demandé d'apprendre à Lui faire confiance, car cela Le rend si heureux. Pour cela, nous devons nous approcher de Lui et apprendre à Le connaître intimement. Ainsi, nous apprendrons à L'aimer comme notre Père, qui ne nous brisera jamais mais qui nous traitera avec bonté, selon notre capacité. Vassula a poursuivi en disant que lorsque notre Père du Ciel donne un message, Il le donnera toujours sur un ton d'espoir mais, comme Père, il nous réprimandera aussi, car nous le méritons, parce que c'est pour notre salut qu'Il parle. Sa présentation, d'une durée de 90 minutes, a été suivie d'une messe concélébrée par le père Fannan et le père Richie, jeune salésien philippin qui a connu une re-conversion à la lecture des messages de La vraie vie en Dieu. Le père Richie est, pour ainsi dire, un fruit de La vraie vie en Dieu. Il a accompagné Vassula dans toutes ses réunions dans son pays, la soutenant dans la prière pendant qu'elle priait sur chacun. Lui aussi est tombé dans le repos de l'Esprit lorsque Vassula a prié sur lui.

Durant le service de guérison, plusieurs sont tombés à la renverse dans le repos de l'Esprit Saint. D'autres, même sans qu'on ait prié sur eux, ont eu la surprise du don de prier en langues. Dieu se manifestait et cela se voyait sur chaque visage illuminé de joie en louant le Seigneur pour Sa Générosité. L'excitation de la foule fut à son comble lorsque Vassula a quitté la salle en descendant l'allée et que tous se sont précipités pour la voir de près et même la toucher. Les personnes de son entourage ont dû faire de grands efforts pour empêcher la foule d'écraser Vassula, qui s'est hâtée vers la voiture qui l'attendait, alors que l'enthousiasme de la foule tournait au délire.


Le lendemain matin, 12 janvier, nous avons repris l'avion pour Manille. Vassula avait été invitée à Kamunig Quezon City, Manille, pour une conférence dans la salle paroissiale pour les membres du clergé seulement. Près de 800 prêtres et religieuses de différentes congrégations ont écouté avec attention les paroles que Dieu leur disait à travers Sa messagère choisie.

Le père Fannan a présenté Vassula brièvement, préparant la voie à la forte présentation de 90 minutes qu'elle devait donner. En premier lieu, Vassula a donné une vue d'ensemble du Message Divin, puis elle a transmis les derniers enseignements de Jésus sur le désir du Sacré-Coeur de voir tous Ses enfants puiser à Ses richesses et vivre dans Son Coeur. Elle nous a dit qu'il fallait répondre à Son invitation de faire une retraite et un pèlerinage dans Son Corps Divin, où Il restaurerait et nourrirait notre âme avec les richesses de Son Coeur, dans l'intimité, nous remplissant de Sa Paix et de Sa Joie. Les trésors qu'on trouve dans le Coeur du Sacré-Coeur, dit Vassula, sont avant tout de goûter la douceur de Sa Divine présence et de Son intimité. Elle a poursuivi en disant que l'Espérance que Dieu offre dans ces messages, c'est l'Esprit Saint qui est déjà à l'oeuvre pour renouveler Ses sanctuaires (nos âmes) et que, par une Seconde Pentecôte, (pour laquelle le pape Jean XXIII a prié), la face de la terre sera transformée en un Nouveau Ciel et une Nouvelle Terre, selon la promesse d'Apocalypse 21. Ce Nouveau Ciel et cette Nouvelle Terre seront en nous. Nous serons la Nouvelle Jérusalem.

Comme lors des réunions précédentes, Vassula a conclu sa puissante intervention par un appel courageux à tous les cardinaux, évêques et prêtres à joindre leurs voix à celle de Jean-Paul II à propos de l'Unité. Elle a cité son encyclique «Ut unum sint» (Que tous soient un) et a lu la déclaration du Saint-Père durant l'Angélus du 11 août 1996, alors qu'il a parlé de l'urgence de la réconciliation entre catholiques et orthodoxes. Il a dit: «ce qui nous unit est bien plus grand que ce qui nous divise.»

Vassula a déclaré ouvertement son désir de voir tous les cardinaux, les évêques et les prêtres se joindre à la voix du pape, devenant un écho de sa voix et unis à lui dans son travail pour l'unité, plutôt que l'ignorer ou étouffer sa voix. Ils seraient ainsi d'un grand secours pour le pape qui a bien besoin de leur support. Les membres du clergé présents ont été étonnés de ce message inspiré et se sont précipités autour de Vassula qui a dû s'échapper parce qu'ils voulaient tous recevoir une bénédiction et faire autographier leurs livres.

Après la conférence de Vassula, un prêtre, en fait l'aumônier de la prison de Quezon City, s'est levé pour remercier Vassula et nous a laissés sans voix en livrant un message des prisonniers, qui désiraient que Vassula leur adresse la parole ce même après-midi. Mais cette rencontre avait été annulée pour donner le message aux membres du clergé à la place. Le prêtre a dit que les prisonniers étaient très déçus, mais qu'ils ont l'habitude de recevoir quotidiennement des "douches froides" de ce genre. Il a demandé à Vassula de bien vouloir lui laisser quelques mots à leur intention, qu'il leur transmettrait plus tard dans la soirée en guise de consolation. À la surprise générale, Vassula s'est levée et a promis à l'aumônier de profiter de sa seule matinée de liberté, le dernier jour de son séjour à Manille, pour aller leur rendre visite. En entendant ce message de compassion, l'auditoire a manifesté sa joie par des applaudissements prolongés.

Le lendemain, 13 janvier, la réunion au théâtre Green Hills de Mandaluyong City, en banlieue de Manille, a commencé à 6 h 30 par la messe, suivie de la conférence de Vassula. La présence de Dieu était si puissante que les mille auditeurs de tous âges et de toutes classes semblaient enveloppés de l'Esprit Saint. Il y avait beaucoup de jeunes. Durant sa conférence, les gens qui attendaient pour se confesser formaient une file qui semblait interminable.

Vassula a appelé au repentir et a proclamé un Christ ressuscité qui agit, qui est vivant et qui est toujours au milieu de nous. Elle a poursuivi en disant que le Christ lui-même va maintenant briser l'image morte que les gens ont fait de lui; comme s'Il était toujours mort depuis 2000 ans, amassant de la poussière dans le Sépulcre. En réalité, il est maintenant plus vivant que jamais, frappant sans cesse à la porte de chaque coeur. Le Christ nous appelle à Lui pour vivre une vie sacramentelle dans son Église. Puis Vassula nous a parlé de la douleur de Dieu et de son appel à tous les fidèles de faire tout ce qui est possible pour apaiser Son courroux.

La rébellion dans l'Église contre les enseignements du Saint-Père et la tradition de l'Église et l'objectif d'abolir le Sacrifice Perpétuel (la Sainte Eucharistie) sont la cause de ce courroux. L'esprit d'apostasie qui s'est infiltré comme une fumée dans le sanctuaire même a changé nos âmes en un désert. Dieu, a dit Vassula, intervient toujours lorsque sa création se rebelle contre lui, par un appel à la conversion et la promesse que ceux qui prient de tout leur coeur pour la conversion du monde auront une récompense pour l'éternité. Elle a encouragé chacun à attendre davantage de Dieu et avec une plus grande foi, à être intime avec Lui, et à invoquer davantage le Saint Esprit.

Elle a donné la parabole d'un poisson. Elle nous a dit que nous devions vivre dans l'Esprit comme un poisson vit dans l'océan, bougeant, respirant et vivant dans l'Esprit Saint tout comme un poisson bouge, respire et vit dans l'océan; nous devrions demeurer dans l'Esprit, de peur de sécher et de mourir comme un poisson hors de l'eau, puisque l'Esprit Saint est le donneur de vie et la puissance intérieure du corps qui est l'Église.

L'atmosphère et la présence de l'Esprit Saint sont devenues plus intenses alors que la réunion de trois heures et demie s'est terminée par un service de guérison pendant lequel Vassula et le père Richy ont prié individuellement sur chaque personne présente. Vassula a probablement prié sur les gens pendant plus d'une heure et demie, les bras continuellement levés. Elle ne sentait pas de fatigue ni de douleur dans les bras, comme cela est normal après seulement dix minutes. Il est évident que notre Seigneur soutient ses bras. Plusieurs sont tombés dans le repos du Saint Esprit. On a rapporté, par la suite, que sur une des photos prises de Vassula pendant sa conférence, on voit une colombe blanche au-dessus de sa tête. C'est un signe évident qu'elle est mue, guidée et inspirée par l'Esprit Saint lorsqu'elle parle de La vraie vie en Dieu. Une autre journée où nous avons pu profiter de la plénitude de la Grâce de Dieu s'est terminée peu après minuit.

Nous avons eu très peu de repos avant d'entreprendre le programme officiel prévu pour son dernier jour aux Philippines, le 14 janvier. À 10 h, nous devions nous adresser aux détenus de la prison de Quezon City, en banlieue de Manille.

En route, on a demandé à Vassula de faire un bref arrêt au siège de l'association philippine de La vraie vie en Dieu, situé dans le même secteur, et de signer son nom sur le mur de leur bureau. Là, tous ont été témoins d'un Dieu - plein de surprises! Car Jésus Lui-Même a pris la main de Vassula pour signer Son Nom sur le mur, sous nos propres yeux. Vassula a expliqué, plus tard, que Jésus a signé Son Nom parce que le groupe de prière est le fruit de Ses Oeuvres Divines et non de celles de Vassula. Tous sont tombés à genoux, les yeux pleins de larmes, et regardant Jésus Se manifester à travers Son instrument, nous permettant d'être les témoins de ce moment Sacré, alors qu'Il est présent et qu'Il dicte. Ce fut certainement une grâce spéciale pour les membres du comité organisateur qui se donnent beaucoup de mal et qui ont vraiment montré leur dévotion à La vraie vie en Dieu par leur hospitalité parfaite et infatigable envers Vassula et ses compagnons.

Il y a beaucoup à apprendre de leurs talents d'organisation, de leur union avec l'Amour, et de l'amour qu'ils ont montré envers leurs invités. Jésus les a récompensés en laissant pour toujours Sa signature sur le mur de leur bureau, avec le message suivant: «Je vous bénis tous. Moi, Jésus, Je vous aime. ». Nous étions très émus et c'est dans cet état d'esprit que nous nous sommes dirigés vers la prison de Quezon City.

Vassula a dit que c'était la pire prison qu'elle ait vue dans ses voyages autour du monde. C'est vraiment un lieu épouvantable. Comment ces 1 700 détenus peuvent être gardés dans un espace équivalant à 1 mètre carré par personne, (comme on le lui a rapporté) dépasse tout entendement. Les règlements de l'O.N.U. stipulent qu'il faut 3 mètres carrés par personne. On lui a également rapporté que la prison ne donne pas le minimum de nourriture par jour par détenu requis par l'O.N.U. Dieu a encore une fois montré sa miséricorde en envoyant Son porte-parole porter aux plus démunis Son message d'amour et de pardon.

Les prisonniers ont été touchés par les premiers mots de Vassula qui leur a dit: «Jésus Lui-Même a choisi de venir vous visiter ici, en prison.». Ces paroles furent accueillies par des applaudissements. Vassula a parlé de l'importance d'offrir chaque jour sa volonté à Dieu, pour qu'Il puisse faire Sa volonté en chacun de nous, puisque nous descendons de Lui et que nous sommes de descendance Royale. Elle a partagé un message donné par Notre Seigneur à tous les prisonniers, le 6 mai 1992:

«Viens aujourd'hui te confier à Moi coeur à coeur. Quel père pourrait écouter les lamentations de son enfant sans que chaque fibre de son coeur soit brisée? Je suis votre Père Éternel, celui qui vous aime d'un Amour Éternel et, comme un père qui invite ses enfants à partager et à hériter sa propriété, ainsi Je vous appelle à être les héritiers de Mon Royaume. ... Je connais bien ce qui est dans votre esprit mais Je ne suis pas ici pour vous accuser de vos actes. Je suis ici aujourd'hui pour vous montrer comment la Compassion et la Tendresse ont été traitées... si Je suis venu jusqu'à vous dans votre cellule, c'est à cause de l'immensité de l'Amour que J'ai pour vous ...»

À ces mots, plusieurs furent touchés aux larmes. Un homme, en particulier, sanglotait comme un enfant. Il était en prison pour plusieurs meurtres. Vassula a terminé par un service de guérison, priant individuellement sur chaque personne pour la guérison. Certains ont été frappés, d'autres ont pleuré des larmes de repentir, touchés par la chaleur de l'amour et de la miséricorde de Dieu. On nous a dit plus tard qu'il y avait eu plusieurs conversions. Que Dieu reçoive toute la gloire pour Son geste de miséricorde et de compassion en visitant les prisonniers...

Vassula avait à peine eu le temps de retourner à sa résidence et de souffler un peu, qu'à 17 h elle devait donner une entrevue à un journaliste du Philippine Daily Inquirer. Vassula a souligné les besoins de la prison de Quezon City, faisant appel à tous les chrétiens de la région pour qu'ils montrent leur amour pour Dieu par des actes de charité, en visitant Jésus en prison de temps à autre. Ce serait suivre le second plus grand commandement: «vous aimer les uns les autres... comme je vous ai aimés. À ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples: si vous avez de l'amour les uns pour les autres» (Jn 13:34-35).

Le journaliste venait à peine de partir que Vassula devait rencontrer un ami à elle, un jeune homme du nom de Gérard, pour enregistrer le rosaire en araméen sur de la musique qu'il avait composée. Gérard possède un talent naturel et a récemment ouvert le premier «théâtre du Rosaire» au monde, où il présente la vie de Jésus, donnant ainsi une nouvelle formule efficace d'évangélisation dans son pays. La dernière journée de Vassula à Manille m'a encore une fois rappelé ce que Jésus lui avait dit à propos de sa mission «... et tu n'auras pas de repos...» Le long projet demandé par Gérard était à peine réalisé, qu'un autre journaliste du Manila Bulletin s'est présenté pour interviewer Vassula sur son apostolat pour le Très-Haut à travers le monde. Pendant ce temps, les amis affluaient pour faire leurs adieux à Vassula avant qu'elle ne quitte les Philippines le lendemain matin. Tard dans la soirée, après avoir certainement fait de son mieux pour Jésus, elle s'est esquivée pour retourner à sa chambre faire ses bagages et prendre quelques heures de repos.


Quelques jours plus tard, pendant qu'elle se dirigeait en taxi vers un autre aéroport, Jésus a dit à Vassula les paroles suivantes: «Ne t'afflige pas, mon chemin est rude, plein de ronces et d'épines et très peu savent l'accepter.» Ces mots sont venus de la bouche de Dieu comme une brise encourageante à la lumière des événements de cette mission en Asie. Les difficultés, les obstacles, les souffrances, les agonies qu'il faut supporter et les pressions extraordinaires nous ont rappelé les obstacles que saint Paul a rencontrés dans ses voyages, lorsqu'il prêchait l'évangile. Son voyage vers Rome, la traversée au milieu des tempêtes jusqu'au naufrage final devant Malte, font penser à la très difficile mission confiée à Vassula d'entrer en Inde.

Au cours de ses neuf années de voyages, Vassula n'a jamais connu de la part de Satan une bataille aussi dure que celle-ci. Comme Jésus le confirme en disant, dans Son Hymne d'amour, que les temps que nous vivons sont mauvais et que: «Satan observe chacun de vous et a juré d'arrêter Mon Plan en l'obstruant et en utilisant une forte opposition. Ses menaces atteignent le ciel quotidiennement ...» La manière dont Satan a bloqué l'entrée au Kerala nous a montré que l'Inde était vraiment très précieuse aux yeux de Dieu et prête à recevoir les semences du message de Dieu.

Cependant, la confiance inébranlable de Vassula envers Dieu et Sa direction ont montré ce que c'est que d'avoir été l'élève du Seigneur pendant les douze dernières années: persévérant au milieu des épreuves, toujours confiante dans le soutien du Seigneur jusqu'à ce qu'à la fin, Dieu ordonne au Malin de se taire. Car, à la fin, la victoire appartient à Dieu. Ainsi Vassula, dans sa mission d'évangéliser dans les assemblées de Dieu, devait connaître à nouveau les difficultés de ses prédécesseurs, les Apôtres. Car c'est par la confrontation quotidienne avec les obstacles, que chaque jour nous conduit à notre sanctification.


Déjà, en quittant les Philippines, le 15 janvier, nous n'avons pu monter à bord de l'avion parce que nous n'avions pas de visa d'entrée pour l'Inde. Personne n'avait informé Vassula qu'il fallait un visa, ni l'agence de voyages ni les organisateurs. Après une attente interminable et avoir été traités durement par le personnel au sol, nous avons finalement été autorisés à embarquer, grâce aux contacts de Cecilia. Un autre vol de 10 heures, via Hong Kong, nous a amenés à Bombay où nous sommes arrivés tard dans la soirée.

Épuisés par le long trajet, Vassula et ses compagnons ont dû faire face à une épreuve. Les fonctionnaires indiens refusaient de nous laisser entrer à cause de la question des visas. Rien ne pouvait faire changer d'idée le responsable, qui adhérait strictement au règlement et nous traitait comme des criminels. Il a ordonné qu'on nous déporte sans retard. Cette nouvelle a bouleversé Sr Johanna, la principale organisatrice des réunions de Bombay, qui attendait dans la salle d'attente pour souhaiter la bienvenue en Inde à Vassula et à ses compagnons. Vassula a obtenu la permission d'aller la rencontrer, en compagnie d'un gardien de la paix, pour lui expliquer le problème.

Sr Johanna, au bord d'une attaque d'apoplexie en entendant cette nouvelle atterrante, a fait tout ce qu'elle a pu pour nous procurer des visas à l'aéroport, comme cela s'est passé lorsque nous sommes entrés au Bangladesh. Toutefois, rien ne pouvait ébranler l'agent de l'immigration. Sr Johanna, grandement affligée et ne sachant pas ce qui allait nous arriver ni où on allait nous envoyer, a dû partir avec le père Fannan qui avait un visa et qui a pu entrer en Inde. On sait que Dieu peut changer le mal en bien, aussi, dans Son dessein, cet obstacle a pu servir à ouvrir une autre porte . Vassula a demandé au père Fannan d'être son écho, comme elle est l'écho de Jésus, et de témoigner à sa place pendant une heure aux réunions qu'elle aurait ratées .

Le père James a été le premier témoin de la naissance de La vraie vie en Dieu à Dacca. Maintenant, il était littéralement lancé comme un filet pour redire l'appel de Dieu au repentir, à la réconciliation, à la paix, à l'amour et à l'unité à de vastes auditoires de cinq à douze mille personnes lors des trois premières réunions au Kerala, dans le sud de l'Inde. Ainsi, une nouvelle «ère» pourrait avoir commencé, où Dieu appelle les premiers fruits de La vraie vie en Dieu à aller au dehors, tout comme Vassula, pour témoigner de la vérité de l'Amour infini de Dieu pour toute l'humanité, «la criant sur les toits». En attendant, Vassula et ses compagnons allaient devoir «boire jusqu'à la lie la coupe d'amertume», jusqu'à ce qu'ils arrivent finalement en Inde, ce qui ne devait pas se produire avant un délai de cinq jours.

Les autorités de l'aéroport voulaient nous renvoyer en Europe, ce qui aurait signifié une perte de temps encore plus grande. Mais d'autres agents sont intervenus et on a fait des arrangements pour obtenir des billets pour Colombo, au Sri Lanka, où il nous serait possible de demander un visa. Nos bagages et nos passeports avaient été confisqués et nous avons dû passer la nuit à l'aéroport, sans pouvoir dormir. Nous portions des vêtements d'été qui convenaient au climat des Philippines et nous avons grelotté toute la nuit, assis dans le salon, sous le système de climatisation. Nous pensions que nous allions mourir gelés, mais finalement, engourdis de froid, nous sommes montés à bord de l'avion à 5 h. À notre arrivée à Colombo, nous avons pu rencontrer la fidélité attentive de Dieu.

Jésus nous avait envoyé une jeune Indienne qui nous avait observés pendant la nuit dans le salon de l'aéroport de Bombay, et qui se faisait du souci pour nous. Elle nous a demandé si elle pouvait nous être de quelque secours. En apprenant que nous cherchions à obtenir un visa, elle nous a donné son numéro de téléphone au cas où d'autres probl mes surviendraient. Elle avait un ami qui travaillait comme deuxième secrétaire au Haut Commissariat de l'Inde à Colombo. Le vendredi matin, après une heure de voiture, nous sommes arrivés à l'ambassade, pensant faire viser nos passeports et pouvoir partir l'après-midi pour l'Inde. Nous avons rempli des formulaires pour découvrir, à notre grand désappointement, qu'ils devaient être envoyés dans nos pays d'origine. Nous n'aurions pas la réponse avant deux semaines environ. Cela devenait un problème majeur et nous avons téléphoné à la jeune dame indienne. Elle a communiqué avec son ami, qui pouvait peut-être faire accélérer les choses, et lui a demandé de nous rencontrer immédiatement.

Avant de retourner à l'ambassade de l'Inde, comme on nous avait demandé des photos, nous avons cherché et nous avons trouvé un service de photos dans une petite épicerie voisine. Puis nous sommes retournés à l'ambassade de l'Inde pour rencontrer le deuxième secrétaire. C'était un vrai gentleman qui a compris notre situation et a promis de faire tout ce qu'il pouvait. Le problème était que nous étions vendredi et que toutes les ambassades sont fermées durant le week-end. Toutefois il a promis de télécopier nos formulaires le samedi et de nous donner des nouvelles. Nous avions déjà renoncé à l'idée de retourner en Inde ce même jour ou le jour suivant, et nous espérions que cela serait possible le dimanche. Nous sommes partis et nous avons pris des chambres à l'hôtel le plus proche de l'ambassade de l'Inde.

Vassula était au téléphone toute la journée, samedi, tentant désespérément de rejoindre plusieurs personnes en Inde pour leur expliquer notre situation. Pendant ce temps, elle perdait la voix. Le dimanche, Vassula téléphona au deuxième secrétaire, chez lui, pour lui demander s'il avait des nouvelles. Il lui a dit de venir le lendemain, lundi après-midi, et qu'il nous donnerait le timbre pour le visa. Dans l'intervalle, le père Kurian, au Kerala, nous avait conseillé d'aller de l'avant et de réserver nos places pour le Kerala lundi, puisqu'il n'y avait qu'un vol pour Madras, à 14 h. Nous avons réservé nos places sur ce vol et non sur celui du lundi matin, par Bombay, car nous devions aller d'abord à l'ambassade de l'Inde chercher nos visas. On allait nous les remettre exceptionnellement rapidement, tel que promis par le secrétaire qui avait été informé par le père Kurian de l'importance de notre entrée en Inde.

Eh bien, lorsque Vassula lui a téléphoné, le dimanche, le secrétaire nous a demandé de venir lundi après-midi à 16 h à son bureau, ce qui voulait dire que nous allions rater l'avion de 14 h. Vassula l'a supplié de changer l'heure du rendez-vous pour le matin, pour nous éviter une autre annulation de vol. Après un moment d'hésitation, le secrétaire a finalement consenti à nous rencontrer à 10 h 30. Grâce à son aide, nous avons pu recevoir nos visas le lundi matin, mais avec plusieurs heures de délai. Si notre avion pour Madras n'avait pas été retardé, nous l'aurions sûrement raté. C'était l'heure de pointe. Vassula commençait déjà à essayer de repérer un hôtel d'aspect respectable, pendant que nous nous approchions de l'aéroport de Colombo, au cas où nous en aurions besoin. Nous avons passé une heure d'agonie dans le taxi, sans savoir si nous allions ou non réussir cette fois. Depuis notre départ de Manille, le chemin était littéralement pavé d'obstacles. Et comme si ce n'était pas assez, Vassula a commencé à ressentir les symptômes de la grippe et avait complètement perdu la voix. En ce moment d'épreuve, Jésus est venu lui porter des paroles de consolation et lui a dit, comme je l'ai déjà mentionné: «Ne t'afflige pas, mon chemin est rude, plein de ronces et d'épines et très peu savent l'accepter.» Nous sommes sûrs que ce n'est pas par hasard que l'avion a été retardé et que nous avons pu nous rendre à destination.


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